Message de la nativité de Son Exelence IRENEI, Evêque de Richmond et de l’Europe occidentale.

 

Message de la nativité

de Son Exelence Irénée, évêque de Richmond et d'Europe Occidentale

 

 

Aux Très Révérends Pères et Frères du clergé, et aux fidèles
du diocèse d’Europe occidentale, et de Grande-Bretagne et d’Irlande

Chers Pères, Frères et Sœurs!

Le Christ est né! Glorifiez-le! Avec une grande joie et une profonde humilité, nous découvrons que le Père céleste nous a encore une fois permis de parvenir à la naissance de Son Fils. Depuis les ténèbres de l’ignorance, nous avons été appelés à témoigner de l’avènement de la Lumière; et contemplant la gloire de cette incarnation tant attendue, nous nous écrions ensemble avec notre grand Archipasteur: « Je vois un nouveau et merveilleux mystère … l’Ancien des Jours est devenu un enfant; Celui Qui siège sur le trône sublime et céleste est maintenant couché dans une mangeoire; et Celui Qui ne peut pas être touché … repose maintenant dans les mains des hommes (Saint Jean Chrysostome, Homélie de la Nativité).

La profondeur de ce mystère — le Fils éternel du Père prenant chair et entrant dans le monde qu’Il avait façonné — ne doit jamais nous priver de l’émerveillement ressenti par le saint. Le Christ n’entre pas dans la vie humaine simplement comme signe ou consolation, mais pour transformer et sanctifier cette vie: ma vie et la vôtre. Comme le dit saint Jean : « Prenant ma chair, Il me donne son esprit; et ainsi, Lui jaillissant et moi recevant, Il me prépare le trésor de la vie. Il prend ma chair pour me sanctifier; Il me donne son Esprit afin de pouvoir me sauver. »

La Nativité de notre Sauveur est la réalité qui fonde notre profonde espérance en tant que peuple chrétien. Notre Dieu ne voit pas Son monde de loin, Il ne méprise pas la création de loin; Il entre plutôt dans notre monde — un monde que nous défigurons trop souvent par la colère, le jugement, la peur et la rébellion — et Il fait Sienne la création que nous avons gâtée, et la guérit en la réunissant à Lui-même. C’est dans ce monde, dans toute sa fragilité et son erreur, que le Seigneur vient. De toute éternité, Il habite dans les cieux, au-delà de la connaissance de toutes les choses créées; et pourtant, par amour, Il se rend accessible à la création, acceptant humblement son état le plus pauvre. « Il est devenu chair afin qu’une mangeoire reçoive en jour Celui que le ciel ne peut contenir. »

Je prie pour qu’en ce jour de Sa naissance dans la chair, Son amour incompréhensible pour nous fasse naître en chacun de vous un amour plus profond pour Lui. Il y a tant de peines dans le monde: mais aujourd’hui, nous trouvons une source de joie : dans les mangeoires de nos propres cœurs, humbles et sombres et indignes, le Christ revient à nouveau, portant l’amour de Son Père. Alors, à Celui Qui, dans la confusion de nos vies, a tracé un chemin clair vers Son Royaume, dédions nos vies, nos cœurs et toute la gloire avec laquelle nous chantons: Le Christ est né! Glorifiez-le!

+IRENEI

Evêque de Richmond
et de l’Europe occidentale