En entrant dans le Grand Carême Version imprimable Suggérer par mail

Dans les lectures de l’épître et de l’Evangile de dimanche de l’abstinence des laitages, la veille du Grand Carême, la sainte Eglise nous présente ses dernières instructions concernant particulièrement l’ascèse du carême.

Le jeûne doit commencer par le pardon aux hommes de leurs transgressions et la renonciation aux œuvres des ténèbres. Autrement dit, il convient d’accomplir de façon non hypocrite les prescriptions du jeûne et d’adopter une attitude non condamnable à l’égard du prochain. La réconciliation avec tous, le pardon à tous de leurs péchés commis à notre égard, constitue la condition première, principale et indispensable à notre réconciliation avec Dieu. Sans cette réconciliation avec tous, on ne peut s’approcher du Seigneur et s’engager sur le stade du carême et du repentir. De là vient l’usage orthodoxe de demander le pardon mutuellement à la veille du Grand Carême. Saint Jean Chrysostome enseigne: «Nous devons pardonner aux autres non seulement en paroles, mais aussi d’un cœur pur, afin de ne pas, par la mémoire des offenses, diriger le glaive contre soi. Celui qui nous afflige ne nous fait pas autant de mal que nous-mêmes, en nourrissant en soi la colère et nous exposant ainsi à la condamnation de la part de Dieu. Si nous aimons celui qui nous offense, ce mal retombe sur la tête de celui-ci, et il souffre; mais si nous nous indignons, nous souffrons nous-mêmes et ce à cause de nous-mêmes».

Tiré des Feuillets liturgiques de la Cathédrale de l’Exaltation de la Sainte Croix. Genève, 16 février / 1er mars 2009.

 
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