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La crise financière de 1929 vue par S. Nicolas (Velimirovitch) |
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Bien que le site de notre diocèse se limite, en général, à l’actualité ecclésiale, il nous paraît opportun de publier, au moment où tous les pays traversent une crise financière grave, les propos suivants de S. Nicolas (Velimirovitch, †1956), surnommé «le Chrysostome serbe».
A un prêtre qui lui demandait, en 1929, les raisons de la crise financière, le saint hiérarque répondit par une lettre, dont nous publions ci-dessous des extraits. Après avoir rappelé à son correspondant l’étymologie du mot «crise», à savoir «jugement», le saint évêque écrit :
«… Tu me questionnes au sujet de la crise actuelle, ou plutôt du jugement actuel de Dieu. La cause est encore et toujours la même. C’est la cause des sécheresses, des inondations, des épidémies et des autres coups portés au genre humain, c’est aussi la cause de la crise actuelle : l’apostasie des hommes. Par le péché d’apostasie, les hommes ont provoqué cette crise, et Dieu l’a permise, afin de les réveiller avec leur conscience, de les faire revenir à la vie spirituelle et à Lui. Aux péchés modernes correspond une crise moderne. Et effectivement, Dieu s’est servi de moyens modernes pour faire revenir à la raison les hommes modernes : Il a frappé les banques, les bourses, les finances, les cours des monnaies. Il a renversé les tables des changeurs dans le monde entier, comme Il le fit jadis dans le Temple de Jérusalem. Il a provoqué une panique sans précédent chez les marchands et les changeurs. Il soulève, Il renverse, Il mélange, il effraye. Tout cela, afin de réveiller les «sages» européens et américains pleins d’arrogance, afin d’éveiller leur conscience, de les amener à ce qui est spirituel. Afin que ceux qui sont ancrés dans le port de la sécurité matérielle se souviennent de leur âme, reconnaissent leurs iniquités et se tournent vers le Dieu Très-Haut, le Dieu-Vivant.
Combien de temps la crise durera-t-elle ? Tant que l’esprit des hommes restera inchangé. Tant que les responsables orgueilleux de cette crise ne capituleront pas devant le Tout-Puissant. Tant que les hommes et les peuples ne se souviendront pas de la signification de ce mot, ne traduiront pas dans leur langue le mot «crise», terme incompréhensible, par «jugement». Tant qu’ils ne soupireront pas en criant : «C’est le jugement de Dieu !»
«Lettres missionnaires de l’évêque Nicolas» (en serbe). Düsseldorf, 1977.
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